Apprendre à dire non : pourquoi il vous faut apprendre et comment faire

Développement personnel
9 mars 2011 12 h 00 min

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J’ai le plaisir d’acceuillir aujourd’hui Jérémy du blog demain je change.

Apprendre à dire non, en quoi est-ce important ?

« Hé, tu peux me rendre un service ? »

« Euh, c’est-à-dire que bon, là, euh… »

« Allez stp ! »

« Euh… Ok ! »

Pourquoi apprendre à dire non ?

C’est l’une des demandes qui revient le plus souvent de la part des gens qui désirent se reprendre en main, prendre confiance en eux et changer de vie.Car c’est bien de là que vient le problème, la plupart des gens qui n’osent pas dire non, n’ont tout simplement pas assez confiance en eux-mêmes, pour s’affirmer et dire haut et fort ce qu‘ils ont sur le cœur. C’est un manque d’amour-propre assez cruel, puisqu’il entretient un cercle négatif qui fait que, lorsqu’une personne n’arrive pas à faire ce qu’elle aimerait, elle se déçoit, se dévalue, perd encore de sa propre confiance, et perpétue cet état négatif en recommençant à se trahir à la première occasion qui se présentera.

D’ailleurs, dans une perspective de développement personnel, on a souvent tendance à enseigner aux gens l’utilisation du « oui », qui représente l’ouverture aux opportunités, le fait de se lâcher et de se laisser vivre. En fait, au-delà du « oui », qui est sensé régler une partie de la problématique « rendre sa vie intéressante et passionnante » (certains diront même explosive ;) ), apprendre à dire non apporte également beaucoup d’aspects positifs à celui qui le met en pratique. En voici quelques uns :

Se faire respecter : en fait, c’est tout simple : pourquoi dire oui si on veut dire non. Exemple : vous avez rendez-vous avec votre meilleure amie à 18H30 pour vous raconter les derniers potins. 18H09, vous éteignez l’ordinateur, prenez vos affaires et vous apprêtez à quitter le bureau. Au moment où vous alliez éteindre la lumière, votre patron rentre et vous apporte un travail supplémentaire à faire pour ce soir. Que faites-vous ? Vous acceptez et vous annulez à la dernière minute votre rendez-vous avec votre amie ? Ou vous dites poliment mais fermement « non » à votre patron, en lui expliquant que vous vous en occuperez le lendemain à la première heure ? Bien sûr cela demande un effort sur soi, mais pour réussir à devenir la personne que l’on veut réellement être, il faudra, de toute manière, se faire violence à certains moments afin d’arriver à atteindre vos rêves. En clair, apprendre à dire « non », c’est réussir à ne plus se laisser marcher sur les pieds !

Prendre confiance en soi : c’est la conséquence direct du point précédent. Dire non, c’est s’affirmer, se faire respecter. En prenant position et en la tenant, vous serez perçu comme quelqu’un d’intègre, quelqu’un à forte personnalité. Les autres vous verront comme quelqu’un qui a réfléchi à ses positions, et qui sait les affirmer et les tenir dans l’adversité. Pour reprendre le point précédent, si vous dites « non » à votre patron qui vous demande un travail supplémentaire, vos collègues vont vous voir d’un œil différent. Dans le regard des autres, vous n’êtes plus la bonne poire dont tout le monde abuse, vous êtes quelqu’un qui a des convictions et qui sait se faire respecter. En apprenant à dire « non », le regard que les autres vous porteront va changer. Ce regard positif que vous verrez dans les yeux des autres va gonfler votre égo, booster votre confiance en vous, et vous inciter à vous affirmer toujours plus. Et vous savez quoi ? Une fois que vous êtes rentré dans ce cercle vertueux, c’est que vous êtes sur la bonne voie dans la réalisation de votre développement personnel ! Continuez de travailler sur vous-même, et vous deviendrez, chaque jour, quelqu’un de meilleur.

Assumer ses choix : Le fait de s’affirmer, de mettre en avant sa personnalité, c’est aussi, fatalement, de montrer que vous êtes capable de faire des choix. Et derrière, ces choix, il faut les assumer. En disant « oui » à tout bout de champs, vous êtes balloté entre ce que vous aviez prévu pour vous (exemple du patron qui demande à son employé de finir un travail le soir même), et les modifications que les autres apportent à votre vie sans que vous n‘ayez rien demandé. Dire non, c’est faire le choix de donner une direction à sa vie. Et pas n’importe laquelle : celle que VOUS voulez lui donner. Et finalement, quoi de plus plaisant que reprendre réellement sa vie en main ?

Apprendre à dire non, d’accord, mais mettez-y les formes !

Il y a certainement d’autres bonnes raisons d’apprendre à dire non, mais les trois que je viens de vous évoquer sont, selon moi, les plus importantes. Ceci dit, il y a différentes façons de dire « non ». L’objectif, c’est évidemment d’assumer vos envies et d’affirmer votre personnalité, mais le tout doit être fait avec un certain doigté, afin de ne pas froisser votre interlocuteur. Surtout que dans certains cas (notamment lorsqu’il s’agit de dire « non » à un supérieur hiérarchique), il est primordial de savoir mettre les formes.

Tout d’abord, sachez que vous n’avez pas à justifier votre « non ». Se justifier, c’est ne pas s’assumer. Si votre patron vous demande « Pouvez-vous rester finir un dossier ce soir ? » Inutile de répondre « non, je dois aller chercher ma fille à l’école puis filer à mon cours de yoga ». Il s’en moque : ce qu‘il entend, c‘est que vous lui apportez un refus sans lui proposer de solution. L‘idée, c’est qu’il faut être capable de communiquer un message positif derrière le refus que vous donnez. Ce que vous pouvez faire, par exemple, c’est proposer une solution de secours, du type « Malheureusement non, ce soir je ne peux pas, en revanche je m’y mets demain matin à la première heure ». C’est tout bénéf : vous pouvez vous rendre à votre cours de yoga, et votre patron a la solution qu’il attendait puisque son problème sera réglé le lendemain matin.

En résumé, pour dire « non » correctement, il faut montrer de l’empathie au problème de la personne qui vous demande de l’aide, mais rester ferme sur ses positions, tout en proposant votre aide pour une prochaine fois. Montrez que vous comprenez sa requête, que vous êtes touché, mais que dans l’état actuel des choses, vous ne pouvez rien faire pour elle.

Et vous, vous arrivez à dire non ? Quelles sont vos astuces pour refuser sans vexer la personne qui vous demande de l’aide ?

Passionné par les relations humaines Jérémy croit profondément que l’on peut sans cesse s’améliorer dans tous les domaines qui nous tiennent à cœur. Sur son blog, il partage ses expériences et ses conseils pour changer de vie. Il voit le développement personnel comme un passage à l’action, c’est pourquoi il essaie de ne pas trop théoriser ses articles et de proposer surtout du concret. Mais ça ne l’empêche pas d’écrire parfois des réflexions un peu plus personnelle sur sa vision de la vie en général !

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  • C’est impressionnant, la quantité de personnes qui sont au bord du burn out avec un agenda plus que surchargé, pour n’avoir pas su dire non.
    Le plus dur souvent, ce n’est pas de dire non aux autres, mais de se dire non à soi même. Comment de gens se disent : « je n’ai rien de prévu donc je peux bien faire cela pour lui ».
    D’où l’importance de connaître ses limites et de se fixer des rendez-vous avec soi même pour que personnes ne viennent les outrepasser.

  • C’est une des premières choses qu’on devrait apprendre à dire, non parqu’on est égoiste mais parce que dire oui est plus facile que de dire non.

    Vous savez ce qu’on dit : Trop bon, trop con !

  • Il y a deux facteurs majeurs qui expliquent que certains ont du mal à dire non : le rôle de l’éducation et la peur du regard des autres.
    L’éducation et l’expérience enseignent à poser ses propres limites tout en respectant celles des autres.
    Si vous n’avez pas été écouté lorsque vous étiez enfant, si vos refus étaient peu ou mal acceptés, vous aurez plus de difficultés par la suite à pouvoir dire non. Tout simplement parce que la perception que vous avez de votre légitimité risque d’être faussée.
    Dans le même registre, le regard des autres peut vous sembler intimidant, voire même totalement paralysant.
    En général, cette angoisse se cristallise dans trois types de peurs :
    • la peur d’être ignoré : vous croyez que plus personne ne s’intéressera à vous
    • la peur d’être humilié : vous pensez que l’autre va mettre en doute vos capacités
    • la peur d’être rejeté : vous êtes persuadé que vous allez déplaire

  • Un conseil si vous êtes manager:
    Prenez une feuille A4 et pliez là en 2. Ecrivez au marqueur en majuscule : NON.

    Comme cela à chaque fois que quelqu’un rentre dans votre bureau et commence sa phrase par « est ce que… » tournez votre écriteau :)

    Effet garanti :)

  • Excellent article !

    @ Desmoulins : effectivement c’est souvent notre éducation ou notre peur de déplaire qui nous empêche de dire « non ».

    Nous cherchons souvent à nous justifier pour dire « non ». Ce n’est pas respectueux vis à vis de nous même et de l’autre personne. Vous pouvez expliquer sans justifier. Exemple : non, je ne suis pas disponible. Il est également important de reconnaître les émotions que cela suscite chez l’autre. Exemple : non, je n’ai pas envie. Je comprends que tu sois déçu …
    Et si vous pouvez proposer une alternative c’est encore mieux. Exemple : non pas aujourd’hui mais la semaine prochaine si cela te convient.
    Dire « non » c’est une question d’entrainement. Quand vous réussissez à le dire quelques fois, cela devient de plus en plus facile ;-)

  • Excellent article, bravo !

    Dire « non » à un supérieur hiérarchique c’est un peu délicat et plus difficile par rapport à un ami ou une autre personne. On se pose la question : Ce qu’il me demande de faire, est-ce que ça rentre dans le cadre du travail ou pas ? Parfois la limite est floue, et dire « non » à son supérieur dans ce cas là peut avoir des répercutions plus au moins graves (pouvant aller jusqu’au licenciement pour refus d’obéir aux ordres).

    J’aimerais bien qu’on développe la discussion autour de ça, je pense que ça nous aidera pas mal à y voir plus clair :) .

    Cordialement,
    Chafik

  • Les clients que je reçoit en temps que thérapeute pour une bonne partie, ne savent pas dire non; il se sentent exploités, coincés et en souffre. Quand on ne sait pas dire non, on n’a pas de choix, on laisse sont pouvoir aux autres et on subit. Les dégâts sur la santé sont considérables.
    J’apprécie beaucoup cet article qui est simple, concret, pertinent et efficace

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