Reprendre sa vie en main en partant vivre à l’étranger

Voyage
3 janvier 2012 9 h 13 min

Commencez a faire des changements dans votre vie d'ici 10 minutes. Entrez votre email pour recevoir le guide gratuitement.


J’accueille aujourd’hui Christopher de Wimdu.fr, qui lui aussi s’est expatrié, voici son histoire …

L’idée fait son chemin…

La vie semble parfois ne pas proposer de solutions satisfaisantes à ses soucis personnels. Après un temps, si ceux-ci ne se résorbent pas d’eux-mêmes ou ne s’effacent pas pendant un temps, il est tout à fait normal de perdre confiance en soi et optimisme. Dans ces moments-là, il faut savoir rebondir et se dire que partir à l’étranger peut-être une solution.

L’exil, en particulier lorsque l’on baigne dans un sentiment d’insatisfaction par rapport à son environnement ou son pays, peut-être une solution temporaire pour retrouver les idées claires. L’ouverture d’esprit provoquée par le fait de devoir se confronter à une culture différente de la sienne, de ses habitudes, à une langue parfois nouvelle sont des chocs nécessaires pour éviter de s’apitoyer sur son sort et rentrer dans un cercle vicieux.

Bien entendu, ce peut être une démarche difficile à entreprendre pour qui n’a pas pour habitude de prendre des choix de vie de façon impulsive, mais justement de murement les réfléchir pour être certain de son choix. Mais si l’impasse devient trop difficile à gérer au jour le jour, il faut se laisser porter par le flot. Mettez sur une balance tout ce que vous seriez susceptibles de perdre, et ce que vous pourriez gagner. Forcez-vous à imaginer si les choses se passaient bien si vous êtes de nature anxieuse car noircir le tableau n’aide en rien, de plus les choses se passent généralement bien.

Préparer son départ

Personnellement, la simple idée a fini par être une évidence après des mois où ma vie n’avançait plus faute de motivation, d’envie de me motiver même. Il faut savoir se faire violence et couper les ponts pour reconstruire comme on l’entend, avec des bases solides, que l’on choisit. La vie à Paris m’apparaissait à l’époque de plus en plus étouffante, les derniers mois je ne dormais ni ne travaillais plus et la dépression m’avait envahie. Paris, cette ville que j’aime et déteste en même temps, ne m’a pas laissé beaucoup de répit mais j’avais tout de même peur de perdre ce que j’y aime : son dynamisme, sa beauté et mes amis bien sûr. Mais ces derniers sont-ils plus ou moins importants que votre bonheur ? Cette question me parait essentielle car, généralement quand je discute avec des personnes qui souhaitent partir mais qui n’osent pas sauter le pas, c’est pour cette raison en particulier : les amis. Si cette escapade dure 6 mois ou 1 an, pensez-vous vraiment que vos amis vont disparaitre ? Si c’est pour du long terme, bien sûr la question se pose d’avantage mais selon l’endroit où vous souhaitez vivre, je pari que la plupart des destinations sont accessibles facilement en avion sans se ruiner. (qui a dit seulement en Europe ?)

En dehors des amis, il y a 3 choses principales dont on doit s’occuper avant de partir :

-déménager / stocker ses meubles

-quitter son travail

-résilier différents abonnements / s’occuper de papiers administratifs.

C’est loin d’être insurmontable et je suis persuadé qu’en faisant le compte, en vous y mettant vraiment dans l’énergie de la chose, vous aurez déjà fait plus de la moitié en une semaine. Et bien entendu, si ce n’est que pour une passade de quelques mois, c’est encore plus simple.

L’arrivée

De mon côté, j’ai décidé de partir vivre à Berlin. C’est une ville jeune (je le suis), qui offre des perspectives intéressantes dans certains secteurs, même si le taux de chômage est élevé. Si vous vivez à Paris, sachez que le cadre de vie est infiniment plus agréable ici, en fait c’est difficilement comparable.

Les premières semaine ont pour moi été une résurrection, sortant de deux mois de vie de zombie dans une ville qui n’était pas faite pour moi. Désormais, cela fait bientôt cinq mois que je vis ici et je me porte comme un charme ! J’ai trouvé du travail, un appartement sans trop de difficultés malgré la barrière de la langue.

Berlin est une ville fantastique pour un week-end ou pour la vie. Sa vie nocturne très développée, ses habitants plutôt souriants et accueillants, son coût de la vie encore très bas comparativement aux autres capitales européennes en font l’une des villes les plus attractives ces dernières années – et cela se comprend ! Personnellement, j’ai quitté la France avec un sentiment de déception vis-à-vis du climat politique et de la mentalité actuelle mais le luxe dont je bénéficie pour l’instant me fait petit à petit changer d’avis, me rappelant que j’ai la chance d’avoir vécu et grandit dans un pays industrialisé. Aussi étrange que cela puisse être, cela participe à la confiance en soi. Mésestimer ses origines, rester pessimiste à propos de tout n’aide pas à sortir la tête de l’eau. C’est aussi l’une des raisons pour laquelle je crois en l’exil, même pour quelques temps.

Le bilan

J’ai laissé ma dépression derrière moi, je me sens plein de vigueur et plein de projets dans la tête : musicaux, artistiques, professionnels, personnels. J’ai désormais envie d’avancer et cette énergie positive je la concentre sur mes principales faiblesses. De plus, le voyage appelle le voyage et je veux continuer à découvrir le monde et à m’ouvrir l’esprit grâce à lui. Si je le pouvais, j’aimerais disposer d’un pied-à-terre dans chaque pays quitte à faire de la location d’appartement lorsque je suis à l’étranger ! Vous voyez, je n’ai rien d’exceptionnel et pourtant, en l’espace de quelques mois, il est possible de passer du statut de personne renfermée sur elle-même et solitaire à globe-trotter. Saisissez votre chance d’être en vie, vous ne le regretterez pas !

Vous devriez être intéressé par :

  1. Vivre d’internet et voyager, une utopie ?
  2. Comment je sors de ma zone de confort en partant à l’étranger
  3. Vivre de revenus internet?

Participez à la discussion : déjà 12 commentaires !

  • L’idée peur paraitre séduisante au départ (j’y songe moi même) , Mail il faut savoir que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs et que l’on se retrouve seul dans un endroit ou personne ne vous attends. Mais il est vrai aussi que le fait de se confronter à un environnement complètement différent vous force à sortir de votre fameuse « zone de confort » à vous surpasser car vous n’avez plus vos repères qui souvent vous enchainent et pouvez enfin être qui vous voulez être. Je pense tout de même que c’est bien de faire plusieurs voyages courts dans le pays avant de sauter le pas. Histoire de s’acclimater et de « tâter » le terrain.
    Bon article en tous cas ! Merci

  • Alors là, je ne suis plus du tout.

    Est-ce des récits que tu nous contes ou alors ta vie réelle? Car un jour tu es a Londres et le suivant en Allemagne.

    Pour ce qui est du chômage, il est a son plus bas niveau (http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/en-2011-le-chomage-en-allemagne-a-son-plus-bas-depuis-20-ans_1067431.html)

    Peux-tu m’éclairer Charles.

    Cordialement

  • Bravo pour avoir eu l’audace de sauter le pas Christopher.

    Parfois c’est le phénomène inverse qui se produit, quelqu’un ayant du quitté son pays dans le bas age pour vivre dans un autre pays se retrouve déboussolé en arrivant à l’age adulte.

    Et c’est l’envie de retrouver ses racines qui l’emporte.

  • L’idée de tout quitter pour reconstruire ailleurs et un pari audacieux, ça ne peut pas réussir à tous le monde. Dans cette démarche, il faut savoir créer du relationnel, la solitude peut être très pesante au début.
    On ne parle pas ici du budget, mais un tel projet nécessite des fonds, il doit donc s’anticiper un peu…

  • Si le départ est préparé un petit exil ne peut qu’apporter du bon dans le vie perso et pro :)

  • Arnau, c’est faux. Je suis parti avec 2000€, 2 sacs et 1 valise. Même en bossant au smic, 2000€ c’est facilement accumulable. :)

    Et merci pour l’article Charles !

  • Partir pour se reconstruire. Un pari risqué mais qui a porté ces fruits. Cela met en évidence que l’on peut choisir même dans les situations les plus compliquées de s’en sortie et de pouvoir être heureux autant sur le plan perso que pro. Une belle leçon que d’aller au bout des choses et une expérience à coup sur fort enrichissante et j’en suis certain semée d’embuches,

    Merci pour cet article invité

  • Pour voyager à l’étranger, sans se ruiner, et découvrir la culture, rencontrer des gens il y a COUCHSURFING !

    C’est Gratuit et on peut aller partout ! On peut même aller dormir chez les gens, en fonction des points communs que l’on a avec eux.

    Par exemple, j’ai passé une semaine chez un autre passionné d’escalade dans la forêt noire en allemagne. On a pu grimper ensemble !

    C’est un très bon moyen d’avoir un pied à terre en arrivant dans un nouveau pays. Ensuite avec les conseils de nos nouveaux amis locaux issus du couchsurfing, on peut trouver facilement un boulo et un logement !

  • Question un peu bete, mais on est obligé de parler allemand si on veut aller en Allemagne ou on peut s’en sortir avec l’Anglais ?

  • À Berlin, on s’en sort tout à fait avec l’anglais seulement. Ailleurs, c’est certainement plus compliqué.

Répondre à cet article